Universitaire

Archives des voix africaines

Prof. Bongasu Tanla Kishani
Professeur Enocent Msindo
Dr. Heba Abd el Gawad
Prof. Ahmed Farouk Ghoneim
Dr Taha Hussein
Prof. Abdelouahed Ben-Ncer
Joudia Hassar-Benslimane

Champ:

  • Universitaire
  • Activisme

Prof. Bongasu Tanla Kishani

Professor Bongasu Tanla Kishani ( 21 June 1944 - 23 February 2024) was a prominent Cameroonian philosopher, poet, academic and activist known for his profound explorations of cultural identity and the intersection of African oral traditions with Western philosophy. In 1974, as a student in Germany, he discovered Ngonnso's [Queen Mother of the Nso people] whereabouts. During this encounter, he photographed Ngonnso in the Ethnological Museum in Dahlem. This photograph became important at a later stage for the design of replications of Ngonnso. In 1976, upon his return to Cameroon, he initiated campaigns to restitute Ngonnso. His activism continued throughout his career as a lecturer and then Professor of Philosophy at the University of Yaounde I.

Affiliation(s): University of Yaounde

Pays:

  • Cameroun

Info :

Œuvres publiées : Les philosophies d'expression orale chez les Nso' du Cameroun : (essai sur la pluralite culturelle)

Champ:

  • Universitaire

Professeur Enocent Msindo

Enocent Msindo est professeur agrégé et doyen de la Faculté des sciences humaines de l'Université Rhodes. Il a obtenu sa maîtrise et son doctorat en histoire à l'Université de Cambridge, puis a bénéficié d'une bourse postdoctorale Mellon au sein du département d'histoire de l'Université Rhodes en 2005-2006. De 2007 à 2009, il a été chargé de cours au sein du programme « Next Generation Academic Programme », également financé par Mellon. Chercheur reconnu par la Fondation nationale de la recherche (NRF, Afrique du Sud), ses recherches portent sur l'histoire sociale et politique africaine. Il a mené des recherches et publié de nombreux travaux sur les identités sociales et politiques, telles que l'ethnicité, le nationalisme et la chefferie, ainsi que sur la marginalisation au Zimbabwe précolonial, colonial et postcolonial. Il a notamment réalisé un ouvrage de référence sur l'ethnicité et ses interactions avec d'autres identités dans le sud du Zimbabwe, intitulé « Ethnicity in Zimbabwe: Transformations in Kalanga and Ndebele Societies, 1860-1990 », qui a reçu un accueil favorable. En tant que chercheur postdoctoral à l'Université Rhodes, il faisait partie de la communauté d'universitaires zimbabwéens en Afrique du Sud qui débattaient du contenu des archives d'Ian Smith conservées à Rhodes. À l'époque, ces archives n'étaient accessibles que sur autorisation spéciale. Cette communauté de la diaspora africaine s'est jointe à la communauté archivistique zimbabwéenne pour réclamer une enquête sur la nature du contenu de la collection. En 2010, le président Robert Mugabe a chargé Msindo de rédiger un rapport. L'enquête de Msindo a révélé que plus de 901 000 milliards de documents contenus dans la collection étaient de nature gouvernementale. Son enquête sur ce que l'on appelle désormais les Archives du Cabinet de Rhodésie a permis au Zimbabwe d'exiger la restitution de la collection.

Pays:

  • Zimbabwe

Champ:

  • Universitaire
  • Activisme
  • Musées

Dr. Heba Abd el Gawad

Heba Abd el Gawad est une militante et chercheuse égyptienne autochtone spécialisée dans le patrimoine et les musées. Conservatrice principale d'anthropologie au Horniman Museum and Gardens, elle facilite la recherche, la préservation et l'accès des communautés autochtones aux biens culturels d'Afrique du Nord, d'Océanie et des Amériques. Avec la professeure Alice Stevenson de l'UCL, elle a co-développé le projet financé par l'AHRC : ‘ Le patrimoine dispersé de l'Égypte : Perspectives d'Égypte ’, visant à renforcer la voix, la visibilité et la légitimité des communautés égyptiennes contemporaines dans les musées britanniques. Elle s'attache à développer des partenariats communautaires significatifs et équitables afin de construire un avenir socio-économique pertinent, accessible et respectueux des réalités des populations autochtones, dont le patrimoine culturel a été extrait et exploité par la colonisation. Abd el Gawad est attachée à des pratiques muséales et de recherche participatives, menées par la communauté et respectueuses des modes de vie, des perspectives et des pratiques autochtones. Elle a été sélectionnée parmi les 21 femmes égyptiennes les plus influentes de 2021 pour son travail communautaire dans le secteur du patrimoine.

Affiliation(s): Hornimam Museum and Gardens University College London Disrupting & Reorienting Restitution

Pays:

  • Egypte

Info :

Œuvres publiées : Le patrimoine dispersé de l'Égypte : narration multidirectionnelle à travers la bande dessinée ; Narcissisme stratégique : une expérience vécue de ‘ décolonisation ’, d'inclusion et de ‘ collaborations ’ avec des chercheurs autochtones

Champ:

  • Universitaire
  • Musées
  • Politique

Prof. Ahmed Farouk Ghoneim

Ahmed Farouk Ghoneim is currently a Professor in the Faculty of Economics and Political Science, Cairo University. He is a research fellow at the Economic Research Forum for Arab Countries, Iran and Turkey (ERF) as well as at Center for Social and Economic Research (CASE) in Poland. He works as a consultant to several international and national organizations including the World Bank, WTO, UNCTAD, UNDP, and the World Intellectual Property Organization (WIPO). He holds a Ph.D. in Economics and his special interests in research include mainly trade policy, trade in services, regional trade integration, the multilateral trading system, the World Trade Organization, the economics of Intellectual Property Rights, institutional economics, law and economics, and political economy in which he has published widely. Following a global career in trade policy, he returned to Egypt, as a Professor of Economics and Cairo University and In August, 2020 he was appointed as the Head of the Economic Authority of the National Museum of Egyptian Civilization (NMEC). He serves as a board member for a number of institutions including NMEC, Grand Egyptian Museum, Supreme Council of Antiquities, and Fund for Tourism and Antiquities. He also served as an advisor to the Minister of Planning and Economic Development on trade policy issues. In October 2024, he was appointed as the CEO of the Grand Egyptian Museum.

Pays:

  • Egypte

Champ:

  • Universitaire
  • Activisme
  • Patrimoine numérique

Dr Monica Hanna

Monica Hanna, figure emblématique de la communauté archéologique internationale, a débuté son parcours universitaire en 2004 par des études d'égyptologie et de chimie archéologique à l'Université américaine du Caire (AUC). Elle a poursuivi ses études par un master à l'AUC et un doctorat en archéologie à l'Université de Pise, en Italie. Ses recherches, qui explorent les dimensions spatiales, cognitives et identitaires des sites archéologiques, se concentrent principalement sur les diverses interprétations du patrimoine et son influence sur les identités spatiales et communautaires. De juillet 2011 à novembre 2012, elle a perfectionné son expertise académique en tant que chercheuse postdoctorale au sein du pôle d'excellence Topoi du département d'égyptologie et d'études nord-africaines de l'Université Humboldt. Depuis, elle collabore avec les médias et un groupe de bénévoles pour sensibiliser le public à la situation critique des différents sites archéologiques égyptiens. Elle défend avec courage le patrimoine égyptien et sa protection. Monica Hanna a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix SAFE Beacon Award en 2014 pour son travail de sauvegarde des antiquités en contexte de conflit. L'UNESCO l'a également nommée Femme des Monuments de l'année 2014. Elle a par ailleurs été honorée à deux reprises du titre d'‘ Ancienne Élève Distinguée de l'AUC ’, au Caire en 2014 et à New York en 2015. Elle a fondé le Collège d'Archéologie et du Patrimoine Culturel d'Assouan, qui comprend plusieurs départements et un important corps étudiant et professoral. En 2020, son influence en Égypte a été encore renforcée lorsqu'elle a été sélectionnée parmi les 50 femmes les plus influentes du pays par le Premier ministre égyptien. Son impact se manifeste également par sa collaboration avec l'Université d'Oxford, où elle a bénéficié d'une bourse de recherche dans le cadre du programme Action pour la Restitution en Afrique. Ses recherches actuelles portent sur la décolonisation de l'archéologie, le rapatriement et la restitution, autant de méthodes visant à rendre l'archéologie et le patrimoine accessibles au grand public, avec un intérêt particulier pour les humanités numériques. En 2022, elle et son équipe de recherche ont lancé le premier mouvement public pour le rapatriement de la pierre de Rosette et du buste de Néfertiti.

Affiliation(s) : Académie arabe des sciences, des technologies et des transports maritimes

Pays:

  • Egypte

Info :

Œuvres publiées : Le rapatriement de l'identité culturelle : le prétexte de la discontinuité égyptienne ; l'avenir de l'égyptologie

Champ:

  • Universitaire
  • Activisme
  • Journalisme

Salama Moussa

Salama Moussa (4 février 1887 – 4 août 1958) était un journaliste, écrivain et théoricien politique égyptien, reconnu pour avoir écrit ou traduit plus de 40 ouvrages. Durant ses études secondaires au Caire, il fut initié aux idées d'auteurs tels que Farah Antun, Jurji Zaydan et Ahmad Lutfi Al-Sayyid, qui abordaient des concepts modernes et, pour l'époque, radicaux, comme le darwinisme social, les droits des femmes et le nationalisme. On lui attribue la popularisation ultérieure du socialisme en Égypte et la défense d'un socialisme égalitaire garantissant la souveraineté des femmes. Nationaliste égyptien, il prônait l'unité du peuple égyptien et appelait à l'indépendance politique et économique de l'Égypte vis-à-vis de l'occupation britannique. Dans les années 1920, au plus fort d'une renaissance culturelle et littéraire en Égypte, il fonda l'Académie égyptienne d'éducation scientifique. Durant cette période, il participa également à des débats publics sur la restitution, notamment par ses contributions à Al-Ahram, où il plaidait pour le retour des biens culturels égyptiens comme acte de résistance au colonialisme et de reconquête de l'identité. Après la fermeture de l'académie par le gouvernement dans les années 1930, il fonda la revue Al Majalla Al Jadida, qui parut jusqu'au milieu des années 1940. Dans les années 1950, il fut responsable de la section scientifique d'Akhbar el-Yom, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1958.

Pays:

  • Egypte

Champ:

  • Universitaire
  • Activisme
  • Arts

Dr Taha Hussein

Taha Hussein (15 novembre 1889 – 28 octobre 1973) était une figure intellectuelle, littéraire et réformatrice de l'éducation égyptienne majeure, surnommée le " doyen de la littérature arabe ". Devenu aveugle à l'âge de deux ans, il fut le premier docteur de l'Université du Caire, puis le premier recteur de l'Université d'Alexandrie. Figure de proue de la Nahda (Renaissance arabe), il défendit l'éducation moderne, la laïcité et la pensée critique, et fut un fervent partisan du nationalisme égyptien. Ministre de l'Éducation (1950-1952), il s'illustra notamment par son engagement en faveur d'une éducation gratuite et universelle. Dans les années 1920 et 1930, il collabora à Al-Ahram, où il dénonça l'exploitation et la déformation du patrimoine égyptien par les puissances coloniales et plaida pour la restitution des biens égyptiens, symboles de l'identité nationale.

Affiliation(s): Cairo University University of Alexandria

Pays:

  • Egypte

Info :

Œuvres publiées : L'avenir de la culture en Égypte

Champ:

  • Universitaire
  • Musées

Prof. Abdelouahed Ben-Ncer

Prof. Abdelouahed Ben-Ncer is a professor of Prehistoric Archaeology and a recipient of the Royal Order of Merit "Al Kafaa Al Fikria". He holds a PhD in Paleoanthropology from the University of Bordeaux, and Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) from Mohammed V University's Faculty of Sciences, Rabat-Agdal. As both a Professor of Higher Education and Director of the Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine / National Institute of Archaeological Sciences and Heritage (INSAP), he directs and/or co-directs several national and international research programs, with a focus on rebalancing Morocco-Franco research relationships, prioritising Moroccan stewarship of knowledge production, and infusing both cultural and scientific dimension into this work. As the Director of INSAP, he was responsible for receiving a large collection of human ancestors from the University of Bordeaux, France that were excavated from the Rouazi-Skhirat necropolis in the 1980s, and is currently overseeing their integration into the institute's Osteotheque.

Pays:

  • Maroc

Champ:

  • Universitaire
  • Loi
  • Musées

Joudia Hassar-Benslimane

Joudia Hassar-Benslimane (1943 – 22 mai 2018) était une historienne et archéologue marocaine, spécialiste de l'archéologie, de l'histoire et de l'architecture islamiques. Comptant parmi les premières femmes expertes en archéologie au Maroc, elle a contribué de manière significative à l'essor de la recherche archéologique dans son pays durant ses trente années de carrière. Elle est généralement considérée comme une figure majeure de l'archéologie marocaine. Joudia Hassar-Benslimane s'est investie dans la formation de la nouvelle génération d'archéologues marocains et dans la préservation du patrimoine culturel du pays. Professeure d'archéologie et d'histoire de l'art à l'Université Mohammed V de Rabat de 1978 à 1983, elle a joué un rôle déterminant dans la création de l'Institut national d'archéologie et du patrimoine (INSAP), dont elle est devenue la première directrice en 1986. L'INSAP a pour mission la formation des étudiants en archéologie, ainsi que la recherche et les fouilles de sites au Maroc, en collaboration avec la communauté internationale. Hassar-Benslimane a joué un rôle déterminant dans l'émancipation de l'archéologie marocaine des hypothèses et interprétations colonialistes qui prévalaient durant les protectorats français et espagnol, et a conduit à la création d'une " école marocaine d'archéologie ". Par ailleurs, le nombre de programmes archéologiques au Maroc est passé de 4 en 1975 à une quarantaine lorsqu'elle a quitté ses fonctions de directrice de l'INSAP en 2005, supervisant jusqu'alors la formation de plus de 200 jeunes spécialistes dans divers domaines de l'archéologie.

Pays:

  • Maroc

Universitaire