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Arts

Archives des voix africaines

Tuuda Haitula
Raphaël Chikukwa
Professeur Forget Chaterera
Professeur Kimani Njogu
Ngwatilo Mawiyoo

Champ:

‘'Mamokuena Makhema
Barbara Masekela
Sylvain Djache Nzefa
Hervé Youmbi

Champ:

  • Arts
  • Musées

Tuuda Haitula

Tuuda Haitula souligne le rôle des musées dans le processus de restitution, y voyant une opportunité de guérison et de reconnexion avec le patrimoine culturel. Jusqu'en 2025, elle a travaillé comme chargée du développement muséal à l'Association des musées de Namibie (MAN), où elle s'est consacrée à la croissance et à la pérennité des musées à travers le pays. Elle joue un rôle essentiel dans le développement des institutions patrimoniales namibiennes, veillant à leur pérennité et à leur pertinence.

Pays:

  • Namibie

Champ:

  • Arts
  • Musées

Raphaël Chikukwa

Raphael Chikukwa est un conservateur zimbabwéen et directeur exécutif de la Galerie nationale du Zimbabwe depuis 2020. Auparavant, il était conservateur en chef de cette même institution et, avant cela, il a travaillé pendant une décennie comme conservateur indépendant. Il a également contribué à plusieurs publications, dont Mowonero : Insights in Zimbabwean Contemporary Art, les catalogues du Pavillon du Zimbabwe (Seeing Ourselves 2011, Dudziro 2013, Pixels of Ubuntu/Unhu 2015, Deconstructing Boundaries 2017 et Soko Risina Musoro – A Tale Without Head 2019) et l'exposition Kaboo Ka Muwala : Migration and Mobility 2016.

Pays:

  • Zimbabwe

Champ:

  • Universitaire
  • Archives
  • Arts

Professeur Forget Chaterera

La professeure Forget Chaterera-Zambuko est maîtresse de conférences à l'Université Sorbonne Abu Dhabi et possède plus de 15 ans d'expérience dans l'enseignement, la recherche et le leadership académique en archivistique, gestion des documents et muséologie. Ses recherches portent sur la conservation numérique, la gestion durable des documents numériques, la blockchain et l'intelligence artificielle dans les systèmes de gestion des documents, ainsi que sur les enjeux politiques des archives déplacées et migrées. Elle est rédactrice en chef de Comma, la revue du Conseil international des archives (ICA), et membre du groupe d'experts en plaidoyer de l'ICA. Ses travaux ont été récompensés par de nombreuses distinctions internationales, dont le Prix de la préservation numérique 2020 décerné par le Réseau néerlandais du patrimoine numérique pour l'enseignement et la communication, le Prix de l'innovation 2020 de la National Digital Stewardship Alliance des États-Unis (catégorie : Enseignants) et une distinction de chercheuse de deuxième année (Y2) de la Fondation nationale de la recherche d'Afrique du Sud. Elle joue également un rôle de premier plan en tant que présidente du programme de l'Institut de formation et de recherche en archivistique 2024 et contribue à l'initiative de l'Université Sorbonne Abu Dhabi sur les systèmes électroniques de documents et d'archives. La docteure Chaterera-Zambuko adopte une approche interdisciplinaire du patrimoine et de la gouvernance de l'information et s'engage à promouvoir un avenir archivistique inclusif et technologiquement résilient.

Affiliation(s) : Université Sorbonne Abu Dhabi

Pays:

  • Zimbabwe

Info :

Œuvres publiées : Archives réelles et imaginaires : l’impact émotionnel des archives de l’armée rhodésienne déplacée du Zimbabwe ; Unités perdues : une exposition pour le rapatriement des archives ; Unités perdues

Champ:

  • Universitaire
  • Plaidoyer
  • Arts

Professeur Kimani Njogu

Le professeur Kimani Njogu est linguiste, critique littéraire et spécialiste des cultures africaines. Il est directeur de Twaweza Communications et directeur exécutif d'Africa Health and Development International (AHADI). Jusqu'en 2003, il était professeur associé de kiswahili et de langues africaines à l'Université Kenyatta. De 1998 à 2007, il a été membre du conseil de l'Institut international africain de l'Université de Londres. En 2004, il a été nommé membre du groupe de travail de trois personnes pour le Conseil du kiswahili de l'Afrique de l'Est au sein de la Communauté de l'Afrique de l'Est, chargé de rédiger le protocole relatif au kiswahili pour le Conseil des ministres. Il a reçu le prix panafricain Noma 2000 pour l'édition en Afrique, récompensant un ouvrage en kiswahili. Pendant plus de dix ans, il a présidé CHAKITA-Kenya (Comité national du kiswahili) et le conseil d'administration de la Legal Resources Foundation et de CODE-IP Trust. Il est également membre de la Commission transfrontalière de kiswahili de l'Académie des langues africaines et du Groupe de travail sur la sécurité des journalistes au Kenya. Son ouvrage en kiswahili sur l'enseignement de la littérature a reçu le prix Noma 2000 de l'édition en Afrique. Le professeur Kimani Njogu a récemment été décoré de l'Ordre du Guerrier d'or par le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, pour sa contribution aux médias, à la culture et aux arts. Il est titulaire d'un doctorat de l'Université de Yale (1993).

Affiliation(s) : Twaweza Communications

Pays:

  • Kenya

Info :

Œuvres publiées : Se faire entendre : [Re]conquérir l'espace artistique au Kenya ; reconquérir notre patrimoine

Champ:

  • Arts

Ngwatilo Mawiyoo

Ngwatilo Mawiyoo est une écrivaine, réalisatrice et actrice kényane, surtout connue pour sa poésie. Son premier recueil, « Blue Mothertongue », a été publié en 2010. Elle crée des œuvres culturelles et de divertissement dans divers domaines, notamment la littérature, la musique et le cinéma. Ngwatilo est la réalisatrice, la scénariste et la narratrice de « Restitution 101 », une série de cinq vidéos explicatives d'Open Restitution Africa. Ces vidéos abordent les points essentiels concernant la restitution du patrimoine africain. Elles présentent ces points de manière concise et accessible et ont été réalisées en collaboration avec Ngwatilo Mawiyoo et Verge, un groupe de production de contenu numérique basé au Kenya.

Affiliation(s) : Teren Teren

Pays:

  • Kenya

Info :

Œuvres publiées : Restitution 101

Champ:

  • Universitaire
  • Arts
  • Musées

‘'Mamokuena Makhema

’Mamokuena Makhema est directrice du Musée et des Archives Morija. Son engagement pour la décolonisation imprègne les approches et la programmation développées au Musée Morija sous sa direction. Créatrice de contenu, scénariste, réalisatrice et productrice, elle a également travaillé pour la télévision et le cinéma. Ces dernières années, elle a enrichi son champ de compétences en développant des contenus de sensibilisation aux droits humains destinés au public d'Afrique australe. Mme Makhema est titulaire de deux masters : l'un en études cinématographiques et télévisuelles de la Wits School of Arts de l'Université du Witwatersrand, et l'autre en études de genre et droit international de la SOAS (Université de Londres). Elle a auparavant enseigné au sein du programme Cinéma et Télévision de l'Université de Technologie de Tshwane (TUT). Mme Makhema continue de former et d'accompagner activement des artistes et des acteurs culturels de diverses disciplines.

Pays:

  • Lesotho

Champ:

  • Activisme
  • Arts
  • Diplomatie

Barbara Masekela

Barbara Mosima Joyce Masekela est une universitaire, militante et poétesse, reconnue pour son dévouement constant aux arts et à la transformation sociale, ainsi que pour son engagement en faveur de l'activisme culturel et de la lutte pour l'humanité. Dans les années 1980, en exil en Zambie, elle a dirigé le département des arts et de la culture du Congrès national africain (ANC), qui a joué un rôle majeur dans les boycotts universitaires et culturels organisés dans le cadre du mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud. En tant qu'ambassadrice d'Afrique du Sud en France et auprès de l'UNESCO, elle a piloté la demande officielle et les négociations diplomatiques relatives à l'un des premiers rapatriements d'ancêtres humains en Afrique : le retour de Sara Baartman en Afrique du Sud, conservée au Musée de l'Homme en France. Avant cette demande, elle a publiquement soutenu des artistes comme la cinéaste Zola Maseko (auteure de « La Vie et l'Époque de Sara Baartman ») et la poétesse Diana Ferrus (« Je suis venue te ramener à la maison »), qui ont milité pour le retour de Sara Baartman à travers leurs œuvres. En 2025, elle a reçu un doctorat honorifique de l'Université Rhodes et de l'Université de Johannesburg pour son immense contribution aux sphères politiques et culturelles de l'Afrique du Sud.

Pays:

  • Afrique du Sud

Champ:

  • Activisme
  • Plaidoyer
  • Arts

Sylvain Djache Nzefa

Sylvain Djache Nzefa est un architecte et commissaire d'exposition camerounais, très attaché à la France. À 19 ans, il quitte son pays pour poursuivre des études d'architecture en France. Arrivé à Nantes en 1986, il obtient son diplôme d'architecte en 1992. Vers la fin de ses études, il s'intéresse à l'architecture traditionnelle africaine, et plus particulièrement à celle du Cameroun. Il continue de résider en France et, en 1997, il est nommé adjoint au maire de Nantes chargé des relations internationales. Plus récemment, Sylvain Djache Nzefa a été coordinateur général de Routes des Cheffries (RDC), une organisation culturelle spécialisée dans la valorisation du patrimoine au Cameroun et à l'international. Créée en 2012 suite au succès du programme éponyme, RDC est aujourd'hui à l'origine d'un réseau de plus de 26 musées, répartis dans plusieurs régions du Cameroun. Ses dirigeants et ses membres s'investissent dans des programmes de développement culturel et touristique du territoire, des projets muséaux d'envergure, la formation et l'insertion professionnelle des jeunes dans le secteur culturel, ainsi que dans l'organisation d'expositions internationales. Leur principal intérêt porte sur les chefferies où tradition et créativité s'enrichissent mutuellement et restent dynamiques ; sur les sites patrimoniaux (musées communautaires) qui mettent l'accent non pas sur les objets mais sur leurs usages ; et sur les pratiques rituelles qui favorisent l'épanouissement spirituel. En 2022, Nzefa a été commissaire de l'exposition " Sur la route des chefferies du Cameroun : du visible à l'invisible ", présentée au musée du quai Branly à Paris. Cette exposition, qui a réuni 250 œuvres et attiré près de 230 000 visiteurs, est considérée comme un événement majeur de l'histoire culturelle camerounaise. .

Affiliation(s) : Routes des Chefferies

Pays:

  • Cameroun

Info :

Œuvres publiées : La sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel au Cameroun

Champ:

  • Plaidoyer
  • Arts

Hervé Youmbi

Hervé Youmbi is one of Cameroon’s most acclaimed and internationally prominent artists. His work broadly explores the reception and commodification of African art forms in the global contemporary art world, in international markets for “traditional” African art, and in local Grassfields communities of Western Cameroon. He attended Cameroon’s only dedicated art school at the time, IFA (Institut de Formation Artistique) (1993-96), studying art theory and installation art, which he later pursued, through both practice and research, in France at ESAD (Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, renamed Haute Ecole des Arts du Rhin). While there, he produced his first video work (2000-2001). While Youmbi’s studio is in Douala, his research-centric artistic practice routinely takes him to the Grassfields to participate in ceremonies and collaborate with the sculptors, beaders, and ritual specialists, whose work he supports and integrates into his own. Juxtaposing indigenous African art traditions with contemporary global art conventions to destabilize the dichotomy is a key strategy of Youmbi ‘s series “Visages des Masques/Faces of Masks”. A departure point is to create and insert mask forms that diverge from the Western stereotypes of “African Art” for this region of Cameroon into local “traditional” Bamileke ritual performances, thus embodying these “foreign” forms with efficacy and making them authentic to the Bamileke context. Youmbi’s “Les Trônes Célestes” is an installation of beaded caryatid thrones “traditional” for rulers of the Cameroon Grasslands, each seat of power supported by an animal traditionally symbolic of idealized leadership—except for the tortoise that Youmbi has slyly inserted here to suggest that the deliberate creature might better epitomize leadership than, say, the leopard, a stealthy killer. Inscribed in reverse in the beading underneath each stool is a Cameroonian proverb about leadership, which would be invisible and illegible except for the fact that Youmbi suspends the stools above glass mirrors so that the truth they bespeak can be read by all. The fragility of ideals of stewardship hang in the balance of the framework that Youmbi has constructed. Hervé Youmbi has ceremonially gifted most of these thrones to Cameroonian kings, so if and when they are exhibited as art works, it is necessary for the venue to become involved in diplomatic arrangements with the Cameroonian rulers. Notions of circulation run through Youmbi’s work. By traveling sculptural works that have been ritually enacted in “the field” in Cameroon into art galleries and museums, and making allowance for them to return to the “field” afterward if their new owners desire, he challenges the permanence and function of art works in museums, and breaks the dichotomy between African “classical art” and “contemporary art.” Bamileke communities participating in Youmbi’s projects have awarded him with honorific titles for his support of local institutions. Hervé Youmbi also is one of the original five founding members of Cercle Kapsiki, a Cameroonian artist group established in 1998 that endeavors to enrich art education and programming in the country through artist-to-artist networks, exhibitions, residencies, and international commissions. The K Factory, the collective’s home, based in New Bell, one of the poorest but also one of the most dynamic districts of Douala, is a flexible space, experimental and open to a wide range of collaborations. Hervé Youmbi has been hosted on several artist residencies, which have facilitated his research of historical African art in European and American museum collections. Listed below are a selection of his numerous international exhibitions and public collections showing his work.

Affiliation(s): Cercle Kapsiki The K Factory

Pays:

  • Cameroun
  • République centrafricaine
  • France

Info :

Œuvres publiées : Visages de Masques / Faces of Masks; New African Masquerades: Artistic Innovations and Collaborations

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