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Democratic Republic of Congo (DRC)

The Democratic Republic of the Congo (DRC) is a Central African country bordering the Republic of the Congo, Central African Republic, South Sudan, Uganda, Rwanda, Burundi, Tanzania, Zambia, and Angola, with a short Atlantic coastline. Independent since 1960, the DRC is a member of the African Union and participates in regional and international policy frameworks related to governance, cultural heritage, and restitution.

Capital:

Kinshasa

Coordonnées GPS :

-4.3196982,15.3424196

Langue officielle:

Français

Population:

109.3 million (2024)

Domaine d'expertise

Autre

Collaboration au projet PROCHE

Objectifs :

PROCHE est un projet qui étudie l'origine des œuvres et objets actuellement conservés dans les collections de l'AfricaMuseum, dont la grande majorité provient de la restitution de biens historiques entre la RDC et la Belgique. Ce projet, mené en collaboration avec des institutions belges et congolaises et piloté par Célia Charkaoui, a été lancé dans le cadre de la loi du 3 juillet 2022 relative à la ‘ Reconnaissance de l'aliénabilité des biens liés au passé colonial de l'État belge et à la définition d'un cadre juridique pour leur restitution et leur retour ». Il implique une collaboration avec l'Institut des musées nationaux du Congo (IMNC), le secteur universitaire et d'autres institutions patrimoniales de la RDC afin d'établir la provenance de ces biens.

Mesures de restitution :

La recherche systématique de provenance permet de constituer la documentation nécessaire à l'identification des objets susceptibles de restitution en vertu du droit belge.

Limitations du cadre :

Le projet, d'une durée limitée (2023-2025), imposait l'étude de plus de 83 000 objets dans un délai très court. Des missions de trois mois pour les chercheurs risquaient d'être insuffisantes pour mener des enquêtes de provenance exhaustives sur les acquisitions complexes datant de l'époque coloniale. Le projet se concentrait exclusivement sur les collections de l'AfricaMuseum, excluant les objets congolais conservés dans d'autres institutions belges ou collections privées. PROCHE fournit les résultats de la recherche, mais ne peut procéder elle-même à la restitution ; les résultats dépendent des décisions politiques ultérieures et des négociations bilatérales entre les gouvernements belge et congolais.

Autre

The Colonial Sources (CoSo) Project

Objectifs :

The CoSo project aims to develop a digital platform as a gateway to archives and knowledge about the shared Belgian, Burundian, Congolese and Rwandan colonial past. The CoSo portal aims to bring together existing but still fragmented collections and information. The CoSo project involves multiple countries – Belgium, Burundi, the Democratic Republic of Congo, and Rwanda – indicating a comprehensive approach to addressing colonial archives and heritage across the former Belgian colonies. The project represents a significant effort to digitise and make accessible colonial-era archives and documentation that are currently scattered across different institutions and countries, facilitating research and potentially supporting restitution efforts.

Mesures de restitution :

Aucun.

Limitations du cadre :

CoSo focuses on archival access and educational tools. Restitution is not mentioned as a goal.

Groupes de travail

Comité ministériel

Objectifs :

La RDC semble privilégier les efforts de restitution par le biais d'une implication ministérielle de haut niveau plutôt que par des groupes de travail dédiés. La ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a rencontré Celia Charkaoui et Nicolas Nikis, experts du Musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren. L'objectif est d'élaborer des politiques de restitution et de rapatriement du patrimoine congolais et de mener des recherches sur ce patrimoine. Cette approche ministérielle de haut niveau privilégie les négociations diplomatiques bilatérales et l'élaboration de politiques plutôt que la mise en place de comités de travail techniques.

Mesures de restitution :

Ce problème est en partie abordé par des rencontres ministérielles directes avec des experts de musées belges afin de discuter des politiques de restitution et de surmonter les obstacles à la recherche grâce à des accords techniques. Le ministre s'engage également dans les voies diplomatiques de haut niveau pour établir des cadres de coopération bilatérale en matière de restitution du patrimoine, en collaboration avec le Comité mixte Belgique-RDC créé en 2022.

Limitations du cadre :

Cette approche ministérielle repose largement sur l'engagement et l'expertise de chaque ministre. En l'absence de structures institutionnelles permanentes ou de comités techniques dédiés, la continuité dépend des priorités ministérielles et de la volonté politique. Ce processus exige un engagement diplomatique soutenu et des accords techniques susceptibles d'être fragilisés par des changements de direction politique ou de nominations ministérielles.

Groupes de travail

Comité mixte de restitution

Objectifs :

La Belgique a proposé la création, à compter de 2022, d'un comité mixte composé d'experts des deux pays sur un pied d'égalité. Il est proposé que les deux pays forment un comité de recherche conjoint chargé d'examiner les biens susceptibles d'avoir été pillés durant la période coloniale.

Mesures de restitution :

En février 2022, l'AfricaMuseum de Belgique a remis à la RDC une liste d'environ 84 000 objets de sa collection. La même année, la Belgique a adopté une loi de restitution autorisant le retour des biens aux anciennes colonies belges une fois les accords bilatéraux conclus.

Limitations du cadre :
L'efficacité du comité repose sur la coopération bilatérale et la volonté politique des deux pays. Son succès dépend de la réalisation d'une étude de provenance approfondie portant sur 84 000 objets, ce qui nécessite un financement continu au-delà de la période initiale de quatre ans. Ce cadre ne concerne que les collections détenues en Belgique, excluant les artefacts congolais conservés dans des musées d'autres pays et des collections privées.

Cadres nationaux

Comité Consultatif National pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé en République Démocratique du Congo

Objectifs :
Le CCN participe à une initiative collaborative visant à lutter contre les menaces qui pèsent sur le patrimoine culturel de la RDC, confronté à la destruction, au pillage et au trafic, phénomènes exacerbés par les tensions ethniques, politiques et socio-économiques. Le comité privilégie des mesures de protection systématiques et le renforcement des capacités en matière de préservation du patrimoine lors de conflits et de situations d'urgence.

Mesures de restitution:
Aucun.

Le projet vise à fournir des outils de base pour la gestion, la protection, la conservation, la valorisation et la promotion du patrimoine, mais la restitution n'est pas mentionnée comme un objectif.
Le CCN collabore avec des organisations internationales comme l'ICOMOS, grâce au financement de la Fondation ALIPH, afin de former les professionnels du patrimoine aux méthodologies et outils nécessaires à l'établissement d'inventaires généraux des sites patrimoniaux. Ces inventaires constituent une documentation essentielle à l'identification des objets volés ou faisant l'objet de trafic et à l'appui des demandes de restitution. Cette approche de catalogage systématique fournit des éléments probants pour les efforts de récupération.

Limites du cadre:
Intervenir dans un contexte de conflit représente un défi considérable. Les tensions ethniques, politiques et socio-économiques persistantes limitent l'accès aux sites patrimoniaux et entravent les efforts de documentation systématique. L'approche collaborative du comité repose sur des partenariats et des financements internationaux, ce qui pose des problèmes de pérennité. Les travaux du CCN portent sur l'inventaire et la protection du patrimoine, et non spécifiquement sur sa restitution.

Cadres nationaux

Institut des Musées Nationaux du Congo (IMNC)

Objectifs :
Established by Presidential Ordinance No. 70-089 on March 11, 1970, IMNC is a state-run cultural institution serving as the repository of the Democratic Republic of Congo’s material and intangible cultural heritage. It manages national museums in Kinshasa and provinces, ensuring protection of artworks, monuments, archaeological sites, and objects of public historical interest.

Mesures de restitution:
IMNC’s mandate includes preservation, exhibition, and promotion of national museums, positioning it as the primary institutional framework for receiving repatriated cultural objects. Its strategic focus on Heritage, Personnel, and Public engagement creates structured approaches for managing returned cultural patrimony. As the official guardian of Congolese cultural heritage, IMNC provides the institutional infrastructure necessary for processing restitution claims and integrating recovered objects into national collections.

Limites du cadre:
The institute operates within domestic boundaries, lacking direct authority to negotiate international restitution agreements. Its effectiveness depends on government diplomatic initiatives and international cooperation beyond its institutional control. Limited resources and capacity constraints may affect its ability to actively pursue restitution claims or adequately manage large-scale returns of cultural objects from international collections.

Cadres africains

Loi n° 3 de 2019 portant modification de la loi sur la gestion douanière de la Communauté d'Afrique de l'Est

Objectifs :
Cette loi modificative modifie la loi de 2004 sur la gestion douanière de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE), qui régit les procédures douanières dans les États partenaires de la CAE. Elle établit des protocoles actualisés pour le commerce transfrontalier et l'administration douanière au sein de la communauté économique régionale.

Mesures de restitution:
Aucun.
L’article 248A instaure un mécanisme de décisions anticipées contraignantes, permettant aux personnes de demander au Commissaire des décisions préalables à l’importation concernant le classement tarifaire, les règles d’origine et l’évaluation en douane. La loi ne mentionne pas explicitement les biens culturels ni la restitution.

Limites du cadre:
La loi porte principalement sur les procédures douanières commerciales et non sur la restitution du patrimoine culturel. Le commissaire conserve un pouvoir discrétionnaire en matière de décisions anticipées et peut refuser les demandes ne comportant pas de dispositions spécifiques relatives aux biens culturels. La portée de l'article 248A se limite aux décisions douanières standard et ne prévoit aucun mécanisme spécialisé pour la restitution du patrimoine culturel. Ce cadre s'applique uniquement aux États partenaires de la CAE, excluant ainsi les efforts internationaux de restitution plus larges, et les restitutions de biens culturels doivent se conformer à la réglementation commerciale générale plutôt qu'aux protocoles spécifiques au patrimoine.

Cadres internationaux

Convention de l'UNESCO de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

À propos de:
La Convention de l'UNESCO de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est un accord international visant à protéger et à promouvoir le patrimoine culturel non matériel. La Convention sur le patrimoine culturel immatériel traite des pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire que les communautés reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Les communautés et les détenteurs de ce patrimoine sont des acteurs clés de sa sauvegarde et de sa transmission ; des experts y sont associés.

Mesures de restitution : Aucune.

Limites du cadre : L'élément doit être proposé après la participation la plus large possible de la communauté, du groupe ou des individus concernés, avec leur consentement libre et préalable.

Cadres africains

Position commune africaine (PCA) sur la restitution des ressources patrimoniales (2024)

Objectifs :
Ce document de position commun s'appuie sur la Charte de l'UA pour la renaissance culturelle africaine et sur la Loi modèle de l'UA sur la protection des biens culturels, et définit neuf domaines prioritaires assortis de recommandations pour les niveaux d'action national, continental, panafricain et international.

Mesures de restitution:
Ce cadre définit des priorités globales, notamment la restitution, l'identification et l'inventaire des ressources patrimoniales, les systèmes de gestion, les programmes d'éducation et de sensibilisation, la collaboration avec les parlements régionaux et les assemblées nationales, l'implication des jeunes et de la diaspora, la participation des médias et de la société civile, le développement de la coopération et des partenariats, ainsi que le soutien aux arts, à la culture et aux industries créatives. Les neuf domaines prioritaires pour la restitution sont les suivants : – Priorité 1 : Restitution des ressources patrimoniales – Priorité 2 : Identification et inventaire – Priorité 3 : Gestion des ressources patrimoniales – Priorité 4 : Éducation et sensibilisation – Priorité 5 : Parlements régionaux et assemblées nationales africains – Priorité 6 : Jeunesse et diaspora – Priorité 7 : Médias et société civile – Priorité 8 : Coopération et partenariats – Priorité 9 : Arts, culture et industries créatives. Ces priorités permettent d'adopter des approches systématiques pour la restitution, en impliquant de multiples secteurs et groupes de parties prenantes.

Limites du cadre:
Ce document est dépourvu de toute autorité contraignante et de tout pouvoir juridique, et ne constitue qu'une orientation politique. Il ne peut contraindre les États à agir ni imposer le respect de ses recommandations. Sa mise en œuvre repose entièrement sur l'adoption volontaire par les États africains et les instances régionales. Sans mécanismes juridiques ni pouvoirs d'application, l'efficacité de ce cadre dépend exclusivement de l'engagement politique et des ressources disponibles. Son large champ d'application, qui couvre neuf domaines prioritaires, peut également poser des difficultés de mise en œuvre aux pays aux capacités limitées ou confrontés à des priorités de développement concurrentes.

Cadres africains

Loi modèle de l’Union africaine sur la protection des biens culturels et du patrimoine (2022)

Objectifs :
Ce cadre soutient la protection et la restitution des ressources patrimoniales africaines acquises illicitement ou volées en fournissant des orientations pour l'élaboration ou le renforcement des législations nationales en matière de protection des biens culturels. Il constitue un document de référence pour les États africains souhaitant mettre en place des cadres de protection du patrimoine complets.

Mesures de restitution:
L’article 27 traite spécifiquement des dispositions relatives à la restitution dans les instruments de protection des biens culturels. La Loi type propose des approches standardisées pour intégrer les mécanismes de restitution dans la législation nationale, établissant ainsi un cadre juridique pour les demandes de recouvrement. Elle a été citée dans le Plan d’action régional 2019-2023 de la CEDEAO pour la restitution des biens culturels, illustrant son application concrète dans différents contextes régionaux.

Limites du cadre:
En tant que loi modèle, elle ne possède pas de force obligatoire et nécessite l'adoption par chaque État d'une législation nationale. Les pays et les communautés régionales doivent trouver par eux-mêmes toutes les ressources nécessaires à sa mise en œuvre, ce qui engendre d'importants défis en matière de capacités et de financement. Ce cadre ne permet ni d'assurer le respect des dispositions ni de garantir une application uniforme dans les différents États africains. Son efficacité repose entièrement sur la volonté politique, les ressources disponibles et la capacité du système juridique de chaque nation à transposer les dispositions modèles en lois nationales applicables, assorties de mécanismes de restitution efficaces.

Cadres africains

Charte de l'UA pour la renaissance culturelle africaine

Objectifs :
Un engagement des États membres à poursuivre la restitution et à mettre en place une infrastructure pour le retour des biens et des ancêtres humains.

Mesures de restitution:
La Charte contient des articles explicites relatifs à la restitution. L'article 27 stipule que les États doivent prendre des mesures pour mettre fin au pillage et au trafic illicite des biens culturels africains et veiller à ce que ces biens soient restitués à leur pays d'origine. Conformément à l'article 27, les États doivent prendre les mesures nécessaires pour que les archives et autres documents historiques qui ont été illicitement soustraits à l'Afrique soient restitués aux gouvernements africains afin que ces derniers puissent disposer d'archives complètes concernant l'histoire de leur pays.

Limites du cadre:
La Charte ne prévoit pas de mécanismes d'application ni de structures procédurales pour le traitement des réclamations.

Cadres internationaux

Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (2007)

Objectifs :
Ce cadre établit un référentiel universel de normes minimales pour la survie, la dignité et le bien-être des peuples autochtones du monde et précise les normes existantes en matière de droits humains et de libertés fondamentales applicables à ces peuples. L’article 34 de ce référentiel consacre la liberté des peuples autochtones de déterminer leurs structures institutionnelles et leurs coutumes spécifiques.

Mesures de restitution:
L’article 11(2) stipule que les États doivent accorder réparation, par des mécanismes efficaces pouvant inclure la restitution, élaborés conjointement avec les peuples autochtones, en ce qui concerne leurs biens culturels, intellectuels, religieux et spirituels qui leur ont été spoliés sans leur consentement libre, préalable et éclairé ou en violation de leurs lois, traditions et coutumes. La Déclaration universelle des droits des peuples autochtones (DNUDPA) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 13 septembre 2007.

Limites du cadre:
La mise en œuvre s'est avérée difficile en raison de la discrimination, de l'incompatibilité avec les législations nationales et du manque de participation aux processus décisionnels. Sa principale limite réside dans son absence de force exécutoire devant les tribunaux internationaux.

Cadres internationaux

Comité intergouvernemental de l'UNESCO pour la promotion du retour des biens culturels dans leurs pays d'origine ou leur restitution en cas d'appropriation illicite (ICPRCP) (1978)

Objectifs :
Ce comité, complémentaire à la Convention de l'UNESCO de 1970, facilite les négociations bilatérales entre pays en matière de restitution des biens culturels. Fort de 147 ratifications étatiques en mars 2025, il encourage les nations à conclure des accords formels pour la récupération du patrimoine culturel.

Mesures de restitution:
Le Comité offre des services de médiation, une expertise technique et des canaux diplomatiques pour négocier les restitutions. Il propose un espace neutre pour les discussions et contribue à l'établissement de protocoles d'identification, de documentation et de transfert des biens culturels. Ce cadre permet des approches systématiques des demandes de restitution, dans le respect des cadres juridiques des pays d'origine et de conservation.

Limites du cadre:
Malgré une large ratification, le Comité ne dispose d'aucun pouvoir coercitif et repose entièrement sur la coopération volontaire. Ses recommandations ne sont pas contraignantes, ce qui limite son efficacité lorsque des pays refusent d'y participer. Le cadre ne peut imposer la restitution des biens ni prévaloir sur les lois nationales protégeant les détenteurs actuels. De plus, le mandat du Comité porte principalement sur les transferts illicites postérieurs à 1970, excluant potentiellement de nombreuses revendications datant de l'époque coloniale. Son succès dépend fortement de la volonté politique, des relations diplomatiques et d'un accord mutuel plutôt que d'une obligation juridique, ce qui engendre des résultats incohérents selon les différentes négociations bilatérales.

Cadres internationaux

Convention de l'UNESCO de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels

Objectifs :
La Convention de l'UNESCO de 1970 établit un cadre permettant aux États parties d'interdire et de prévenir l'importation, l'exportation et le transfert illicites de biens culturels.

Mesures de restitution:
L’article 7 définit les procédures de restitution : sur demande diplomatique de l’État d’origine, un autre État partie doit saisir et restituer les biens culturels volés dans les musées, les institutions religieuses ou les monuments publics situés sur son territoire. Les conditions essentielles comprennent la présentation d’une documentation adéquate prouvant le statut institutionnel de l’objet, et l’État requérant doit fournir des preuves à l’appui de sa demande. Il est important de noter que les acquéreurs de bonne foi ou les titulaires de droits légaux ont droit à une juste indemnisation de la part de l’État requérant.

Limites du cadre:
Cependant, les conventions internationales n'ont pas de valeur juridique contraignante tant qu'elles ne sont pas ratifiées par chaque État membre. Autrement dit, les nations souveraines ne sont pas tenues de mettre en œuvre ces mécanismes de restitution, ce qui limite considérablement la portée pratique de la Convention. L'efficacité de ce cadre repose en définitive sur le respect volontaire des engagements des États et leur transposition législative nationale, plutôt que sur une obligation juridique internationale.

Cadres internationaux

Convention de La Haye de 1954 de l'UNESCO pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé

Objectifs :
La Convention de La Haye de 1954 constitue le premier accord international universel exclusivement consacré à la protection des biens culturels en période de conflit armé. Elle protège divers biens culturels, notamment les monuments architecturaux, les sites historiques, les sites archéologiques, les œuvres d'art, les manuscrits, les livres, les collections scientifiques et les objets d'importance artistique, historique ou archéologique, indépendamment de leur origine ou de leur propriétaire.

Mesures de restitution:
La Convention établit des cadres pour la restitution des biens culturels déplacés à leurs pays d'origine à la suite de conflits, créant ainsi des précédents juridiques pour la reconstruction culturelle d'après-guerre et obligeant les puissances occupantes à empêcher le déplacement des biens culturels.

Limites du cadre:
Cependant, des contraintes importantes existent. L'efficacité de la Convention dépend fortement de sa ratification par les États et de leur respect volontaire en période de conflit. Les mécanismes d'application sont limités, notamment face à des acteurs non étatiques ou lorsque l'autorité juridique internationale est contestée. De plus, le cadre juridique s'applique principalement aux situations de guerre plutôt qu'aux revendications de restitution plus larges liées à l'époque coloniale, ce qui restreint son application aux litiges contemporains en matière de propriété culturelle entre nations cherchant réparation pour des injustices historiques.

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