Objectifs :
Le groupe de travail sur les restes humains dans les collections belges est issu du projet de recherche HOME lancé par le Musée royal de l'Afrique centrale (AfricaMuseum).
Mesures de restitution :
En 2018, le ministre de la Politique scientifique fédérale a proposé la création d'un groupe de travail chargé d'étudier le cadre juridique de la restitution des restes humains. Cependant, ce groupe de travail, proposé séparément, n'a abouti à rien suite à la chute du gouvernement. Le RMCA a lancé le projet HOME afin d'évaluer en profondeur le contexte historique, scientifique et éthique des restes humains conservés dans les collections belges. Parmi les mesures concrètes prises, une première demande de restitution du crâne de Lusinga a été formulée par écrit en 2019, bien que la collection de restes humains ait été transférée à l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique à Bruxelles en 1964 (Collections coloniales).
Limitations du cadre :
Le projet HOME a été lancé dans le cadre d'une collaboration de recherche entre sept institutions, avec l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique comme coordinateur, et non comme un groupe de travail gouvernemental. En Belgique, il n'existe actuellement aucune directive relative à la conservation et à la gestion des restes humains, ni de cadre juridique pour leur restitution aux familles, aux institutions ou aux pays d'origine. La restitution des restes humains nécessite des négociations bilatérales distinctes, en dehors de tout cadre législatif. Le projet de loi belge de 2022 sur la restitution exclut explicitement les archives et les restes humains de son champ d'application.
