Objectifs :
La résolution de l'ESARBICA sur les archives migrées (2011) s'est penchée sur les difficultés persistantes rencontrées par les Africains pour récupérer les documents d'archives transférés vers les capitales occidentales durant la période coloniale. L'ESARBICA réunit quatorze institutions nationales d'archives d'Afrique orientale et australe sur les questions de gestion des archives et des documents, et des efforts sont en cours pour y inclure le Rwanda, le Burundi et le Soudan du Sud. Neuf pays (Afrique du Sud, Botswana, Namibie, Kenya, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Malawi et Eswatini) ont fait l'objet de diverses études et activités.
Mesures de restitution:
La résolution a établi un cadre pour l'identification et le rapatriement des archives dispersées de la lutte de libération et des documents coloniaux. Entre 2006 et 2009, l'ESARBICA a mené des évaluations régionales du patrimoine de la lutte de libération, constatant qu'une grande partie de ce patrimoine avait été identifiée et rapatriée avec la documentation requise. Elle a mis en place des protocoles pour l'identification, la documentation et le retour systématiques des archives déplacées dans leurs pays d'origine.
Limites du cadre:
Le problème a été abordé principalement sous un angle juridique, ce qui a engendré relativement peu de solutions aux revendications archivistiques. Ces solutions manquaient de mécanismes d'application et reposaient sur la coopération volontaire des institutions dépositaires. La plupart des organisations n'ont pas réussi à mettre en œuvre des pratiques de gestion archivistique exhaustives, malgré les efforts d'identification. Le succès est resté tributaire de négociations diplomatiques et de bonne volonté plutôt que d'obligations juridiques contraignantes.
